La Rochelle : Conseil informel transport

Publié le par herve.rebillon@free.fr

Concours d’autosatisfaction
Lorsque 27 ministres européens se rencontrent, que se racontent-ils ?
Le tout est de savoir quelle est le programme d’un conseil informel. Dans ce cadre, il ne s’agit pas de prendre des décisions. Non, plutôt de faire avancer quelques dossiers. Au programme de la rencontre de La Rochelle, les 1er et 2 septembre, la mobilité urbaine, la révision de la directive Eurovignette, les autoroutes de la mer et la sécurité maritime.

En ce qui concerne l’Eurovignette, qui cristallise toutes les inquiétudes des transporteurs européens, il s’agissait d’une mise en jambe avant les conseils formels des transports des 9 octobre et 9 décembre. La présidence française de l’Union, jusqu’à la fin décembre, souhaite donner l’exemple.

Les technocrates et les politiques inventent un nouveau vocabulaire et ils parlent de « verdisation » ou d’écologisation du transport. Des barbarismes que les linguistes apprécieront. Dans le contexte d’un conseil informel, il est plus facile de « se lâcher » comme l’affirme un conseiller de ministre. À ce moment-là, on voyait des ministres mettrent la pédale douce sous prétexte qu’un péage ne doit pas limiter la libre circulation des biens. Ceci est une belle vérité que les transporteurs aimeraient bien voir se confirmer.

Le fait est que les réticences sont nombreuses de la part de pays habitués aux longues distances, Pays-Bas, Espagne, Portugal, entre autres. Même si, lors de la conférence de presse, Dominique Bussereau, ministre français et Antonio Tajani, commissaire européen, ont fait un peu d’autosatisfaction affirmant que tous les participants étaient d’accord sur la règle « pollueur payeur ». Mais il se disait en même temps que chaque pays aurait la possibilité de choisir ses propres règles d’application … voir une non-application ! Alors dans ces conditions l’Eurovignette est-elle mort-né dans sa définition actuelle ? La suite lors des prochaines réunions. JYK


Commenter cet article