La directive européenne en projet visant à poursuivre les chauffards hors de leur pays étendue aux camions ?

Publié le par herve.rebillon@free.fr

Les ministres des Transports de l'Union examinent jeudi une directive visant à poursuivre les chauffards qui commettent des infractions hors de leur pays. Tout laisse à croire que les routiers ne seront pas épargnés par ce projet de directive car aucun distinction est faire entre un conducteur de voiture de tourisme et un conducteur de véhicule industriel, en l'occurence un poids lourd.


Le quotidien Le Figaro dévoile les détails de son projet. Dans le cadre de la présidence européenne française, Dominique Bussereau compte aborder ce sujet sensible avec ses 26 homologues jeudi prochain à Luxembourg. L'an passé, alors qu'ils ne représentent que 5 % du trafic, les automobilistes étrangers ont été à l'origine de 25 % des infractions pour excès de vitesse. Qui parmi eux emporte la palme du plus grand nombre d'excès de vitesse ? S'ils existent, les chiffres sont bien gardés… Mais on peut raisonnablement estimer que les Allemands se situent en tête du peloton. En 2007, on sait que 900 000 d'entre eux ont été flashés en France, ce qui fut aussi le cas pour… 5 000 Luxembourgeois.


Concrètement, le 9 octobre prochain, le secrétaire d'État aux Transports compte engager un débat sur une directive européenne adoptée en mars dernier par la commission. Ce texte prévoit de sanctionner les contrevenants où qu'ils se trouvent dans l'Union européenne dès qu'ils sont responsables d'un franchissement de feu rouge, d'un excès de vitesse, d'une conduite en état d'ébriété ou sans le port de la ceinture de sécurité. Quatre infractions qui sont à l'origine de 75 % des tués en Europe.

Côté moyens, le même texte évoque la mise en place d'un réseau électronique d'échange d'informations entre pays. Ainsi, pour le cas d'un Allemand flashé sur nos routes, les forces de l'ordre françaises demanderont aux autorités d'outre-Rhin son adresse. Le chauffard recevra ensuite un avis de contravention rédigé dans sa langue, la sanction ne pouvant être que pécuniaire. 

 

Commenter cet article