L'EDITO de Hervé Rébillon

Publié le par Hervé Rébillon



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Armateurs et Transporteurs routiers dans la même galère

La situation des transporteurs de marchandise ressemble à s'y méprandre à celle des armateurs. En clair, fragile et catastrophique. Ces derniers attirés par un marché très rentable jusqu'en 2008, sont de plus en plus nombreux aujourd'hui en faillite. La marine marchande ne se porte pas vraiment bien. « le secteur a péché par des comportements spéculateurs aujourd'hui bien mal récompensés» n'hésitent pas à dire des représensantants du secteur. Pour mieux comprendre le contexte, remontons à l'année 2003, année durant laquelle les indices maritimes s'envolent comme jamais. Le Baltic Dry Index, l'indice de référence des prix pour le transport de vrac sec (minerais, charbon, fer, céréales), culmine au printemps à 11 793 points. Certains s'improvisent alors armateurs, pas forcément des professionnels du secteur. Ils n'hésitent pas à commander des navires au prix fort. Survient la crise. Alors que la demande de transport se rétracte, l'offre de navires ne cesse de gonfler, de 12 à 13 % en 2009 et 2010. Fin septembre, à la surprise générale, le Baltic Dry Index chute de plus de 90 %, passant en dessous des 1 000 points, valeur de sa création en 1984 ! Les petits armateurs qui, hier, faisaient fortune en spéculant, se retrouvent avec des commandes de navires qui leur coûtent cher. Et une activité parfois à perte. C'est la dégringolade. On enregistre plusieurs exemples de faillites chez les transporteurs de conteneurs : le britannique Sails ou encore le coréen C-Line. Dans le transport de vrac sec, le britannique Britannia Bulk Holdings n'a pas résisté non plus. Les géants comme Mærsk licencient pour limiter la casse. Bref, le transport par route et par mer souffre et pour combien de temps encore, quelque que soit son mode (camion, bateau) ?


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