La FNTR et TLF réclament au gouvernement un plan de soutien spécifique en faveur des opérateurs et organisateurs de transport

Publié le par herve.rebillon@free.fr

Les entreprises de transport routier affrontent depuis quelques mois une des crises les plus graves qu'elles aient eu à connaître jusqu'ici : 2 122 défaillances d'entreprises en 2008 soit un quasi doublement par rapport à 2007, 10 000 emplois déjà perdus au titre des cessations d'activité et 40 000 emplois menacés en raison des réductions prévisibles d'effectifs. Cette passe difficile intervient après le choc pétrolier du premier semestre 2008, qui a particulièrement affaibli les entreprises, et avant la mise en place de la taxe poids lourds, à l'horizon 2011, qui aggravera d'un milliard d'euros la fiscalité du secteur. Les opérateurs et organisateurs de transport font face à la fois au ralentissement de la croissance française, à la baisse d'activité de leurs principaux clients, et aux conséquences directes de la première crise de l'économie globalisée. Ceci alors qu'elles connaissent le coût du travail le plus élevé d'Europe (de 10 à 20 % supérieur à la moyenne de l'Union européenne), un différentiel de compétitivité important avec leurs principaux concurrents européens, un déficit d'harmonisation européenne, et une fiscalité des plus lourdes (4,5 fois supérieure à la moyenne de l'économie française, avant même la taxe poids lourd).
Aussi TLF et la FNTR demandent-elles au gouvernement de mener à bien les réformes structurelles nécessaires au secteur dans la perspective de la sortie de crise en 2010-2011 :
1° l'allègement du coût du travail par la mise à l'heure européenne du social transport suite au rapport Abraham (CAS) et à la mission Liebermann.
2° la restauration de la compétitivité d u pavillon routier par les harmonisations européennes indispensables.
La FNTR et TLF, dans un courrier en date du 30 janvier adressé au Premier Ministre, réclament également
des mesures conjoncturelles pour aider les entreprises à passer le cap de la crise dans l'attente de la mise
en oeuvre des réformes structurelles qu'elles appellent de leurs vœux. Elles demandent donc l'exonération totale des charges patronales sur les heures d'équivalence et de la taxe professionnelle sur les engins mobiles.

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