Volvo rejette finalement l'aide de l'Etat à sa filiale Renault Trucks

Publié le par herve.rebillon@free.fr

Rebondissement hier soir lorsque le groupe Volvo annonce qu'il refusait toute aide financière de la part du gouvernement français pour sa filiale Renault Trucks (acquis en 2001), estimant que les conditions posées par l'Etat étaient trop drastiques. 

La plan annoncé lundi par le gouvernement prévoyait une enveloppe de 7,8 milliards d'euros d'aide au secteur automobile. Toute entreprise qui accepte l'aide financière de l'Etat s'engage par la même occasion à ne fermer aucun site français durant cinq ans et à "tout faire" pour éviter les licenciements. Renault et PSA Peugeot-Citroën bénéficieront de 6 milliards de prêts à taux préférentiels. "Nous avons été en discussions (avec le gouvernement français) mais on ne nous a pas proposé de prêt de 500 millions d'euros", a précisé le porte-parole de Volvo.

Renault Trucks a mis 12 000 employés en chômage partiel en prévision d'une année 2009 très difficile. "En 2008, les ventes à l'étranger ont progressé de 27 %", a déclaré Heinz Löw, directeur de Renault Trucks Europe, précisant que les affaires avaient néanmoins commencé à fléchir en octobre. En France, les ventes se sont bien tenues en 2008, notamment sur le marché des plus de six tonnes qui a enregistré un record de 56 922 immatriculations, en augmentation de 9,2 %.

La Commission européenne a annoncé dans la journée qu'elle avait des préoccupations au sujet du plan d'aide français au secteur automobile, ajoutant qu'elle avait envoyé une lettre à Paris "pour demander un certain nombre d'éclaircissements au sujet du plan", a déclaré le porte-parole de l'exécutif européen Jonathan Todd.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article