Espagne : reprise des négociations entre routiers et gouvernement et violences entre grévistes et non grévistes
"Nous allons entrer en réunion" avec la ministre des Transports, Magdalena Alvarez, a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la Fédération nationale des associations de transports de marchandise (Fenadismer), Juan José Gil.
Ce dernier a souligné que l'accord annoncé mardi soir par la ministre avec les organisations majoritaires du secteur non-grévistes pour compenser la flambée du prix du gazole "n'inclut pas notre revendication principale", à savoir l'instauration d'un tarif minimum pour le transport routier.
Il ne s'est pas prononcé sur la suite que son organisation comptait donner à un mouvement qui, à son troisième jour consécutif, pose de multiples problèmes d'approvisionnement, notamment en aliments frais.
La ministre des Transports a dit hiersoir espérer que la Fenadismer et Confedetrans, l'autre organisation en grève, se joindraient à l'accord conclu avec les organisations non-grévistes représentant 82% du secteur, "car beaucoup de leurs revendications y ont été inclues".
Ce plan en 54 mesures inclut des allègements fiscaux et des charges sociales et un projet de loi prévoyant l'actualisation automatique des tarifs du transport routier en fonction des fluctuations du prix du gazole.
Outre la mort d'un routier renversé hier par une camionnette à l'entrée du grand marché en gros de Grenade (sud) à un piquet de grève, le mouvement des routiers espagnols a donné lieu à plusieurs incidents violents.
Un routier espagnol a été grièvement brûlé la nuit dernière près d'Alicante (sud-est) alors qu'il dormait dans son camion qui a été incendié avec trois autres poids lourd garés sur la même aire de repos. Il souffre de brûlures au second degré sur 60% du corps et a été hospitalisé dans un état grave, selon les pompiers locaux Une quinzaine de routiers en grève ont été interpellés mardi lors d'échauffourées avec les force de l'ordre, ont rapporté les médias.