La FNTR ... marocaine a une autre opinion de la hausse du gasoil !
La FNTR se croyait seul. De l'autre côté de la Méditérranée, sa petite soeur n'a pas les mêmes soucis, c'est le moindre que l'on puisse dire. Liser plutôt un article du quotidien marocain, l'Economiste.
Les routiers adhérents de la Fédération nationale du transport routier (FNTR) du Maroc tenaient leur congrès annuel hier à Marrakech. Au contraire de leurs homologues européens, les opérateurs marocains de fret routier sont pour l’instant «immunisés» contre les hausses du gasoil par la «magie» de la caisse de compensation. Mais ils se gardent bien de le crier sur le toit.

Des deux côtés de la Méditerranée, ni le contexte, ni l’environnement ne sont les mêmes. Pour les routiers marocains (du moins la poignée des sociétés organisées), le souci numéro un est tout simplement celui de la survie. Six ans après la libéralisation, le marché reste largement dominé par des micro-entreprises informelles qui se livrent à une guérilla tarifaire sans merci. «La sous-tarification structurelle des prestations est le danger principal qui menace le transport routier et empêche l’émergence de grands acteurs dans ce secteur», diagnostique la Fédération nationale du transport routier (FNTR). 97% des entreprises ont une flotte de véhicules.
«Si les tarifs sont aussi bas, cela tient au poids de l’informel», analyse Abdelilah Hifdi, président délégué de la FNTR. La majorité des prestataires, au moins 80% des capacités, s’affranchissent de toutes contraintes sociales et fiscales au vu et au su des pouvoirs publics. Impossible de se battre ou d’investir dans la flotte. Les professionnels demandent aux pouvoirs publics «d’exercer le contrôle dans les règles de l’art». Ils rêvent d’un dispositif de contrôle qui croiserait plusieurs critères et qui serait exercé par des équipes pluridisciplinaires. Ce qui le rendrait plus homogène et surtout structurant pour le secteur. Ainsi, par exemple, une vérification concernerait non seulement les aspects techniques (surcharge), mais aussi le respect des obligations sociales (durée de travail, déclarations, paiement des charges de sécurité sociale) et fiscales à l’image de ce qui se pratique en Europe.
Revue de presse : l'Economiste
Les routiers adhérents de la Fédération nationale du transport routier (FNTR) du Maroc tenaient leur congrès annuel hier à Marrakech. Au contraire de leurs homologues européens, les opérateurs marocains de fret routier sont pour l’instant «immunisés» contre les hausses du gasoil par la «magie» de la caisse de compensation. Mais ils se gardent bien de le crier sur le toit.

Des deux côtés de la Méditerranée, ni le contexte, ni l’environnement ne sont les mêmes. Pour les routiers marocains (du moins la poignée des sociétés organisées), le souci numéro un est tout simplement celui de la survie. Six ans après la libéralisation, le marché reste largement dominé par des micro-entreprises informelles qui se livrent à une guérilla tarifaire sans merci. «La sous-tarification structurelle des prestations est le danger principal qui menace le transport routier et empêche l’émergence de grands acteurs dans ce secteur», diagnostique la Fédération nationale du transport routier (FNTR). 97% des entreprises ont une flotte de véhicules.
«Si les tarifs sont aussi bas, cela tient au poids de l’informel», analyse Abdelilah Hifdi, président délégué de la FNTR. La majorité des prestataires, au moins 80% des capacités, s’affranchissent de toutes contraintes sociales et fiscales au vu et au su des pouvoirs publics. Impossible de se battre ou d’investir dans la flotte. Les professionnels demandent aux pouvoirs publics «d’exercer le contrôle dans les règles de l’art». Ils rêvent d’un dispositif de contrôle qui croiserait plusieurs critères et qui serait exercé par des équipes pluridisciplinaires. Ce qui le rendrait plus homogène et surtout structurant pour le secteur. Ainsi, par exemple, une vérification concernerait non seulement les aspects techniques (surcharge), mais aussi le respect des obligations sociales (durée de travail, déclarations, paiement des charges de sécurité sociale) et fiscales à l’image de ce qui se pratique en Europe.
Revue de presse : l'Economiste
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