Douanes : un scanner mobile testé en Bretagne

Publié le par herve.rebillon@free.fr

Un camion scanner mobile : telle est la dernière arme utilisée par les douaniers pour lutter contre les trafics. L’un de ces engins était, hier, en service sur l’aire de Saint-Goustan, en bordure de la voie express, à la hauteur d’Auray.

L’imagination des trafiquants pour échapper aux contrôles est sans limite. Celle des douaniers, chargés de leur barrer la route, aussi. Dans cette course sans merci et sans fin, les douaniers ont recours depuis quelques années à des camions scanners mobiles (CSM). L’un d’eux était, hier, en service sur l’aire de Saint-Goustan. « Des CSM, il n’en existe que quatre en France. Pouvoir en disposer n’est donc pas quelque chose qui arrive tous les jours. Au maximum, trois à quatre fois par an », confie Marie-Hélène Meunier, chef divisionnaire dans le Morbihan. Le CSM fonctionne comme un scanner médical. « En fait, c’est un accélérateur de particules. Il balaye les véhicules en moins de seize secondes et dans les six qui suivent, il produit une image qui nous permet de détecter toute cargaison suspecte. Et ce, à travers des parois qui peuvent aller jusqu’à 30 centimètres d’acier », dévoile Didier

S’il y a le moindre doute, le camion est dirigé vers une équipe de douaniers qui laisse alors parler tout son professionnalisme ... La dernière grosse prise dont Didier Gallo et ses collègues sont fiers remonte à un mois : « 3,8 tonnes de cigarettes dans la région de Cherbourg. Vu le poids du tabac, ça en faisait des cartons ! ».
 
Aux yeux des douaniers, le camion scanner mobile n’offre que des avantages. Avec lui, pas besoin de pénétrer dans la remorque et de manipuler parfois des charges lourdes pour vérifier la cargaison. « Avec une moyenne de dix camions par heure, Il nous fait gagner un temps précieux », indique Gwen Rohan de Chabot, chef de la surveillance douanière dans le Morbihan. Pour l’opération menée hier matin, pas moins de 25 fonctionnaires étaient mobilisés. « La voie express Nantes-Quimper est loin des frontières. Ce n’est donc pas un axe particulièrement prisé par les trafiquants. Mais en organisant des contrôles, comme ici à Auray, nous leur montrons que nous pouvons être partout », insiste le chef divisionnaire. Quant au résultat final de l’opération, difficile d’en faire état puisque, hier soir, les douanes n’avaient rien... à déclarer.

Revue de presse : Le Télégramme
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