La répartition déséquilibrée des fonds du RTE pénalise la compétitivité de l’UE, selon l'IRU
Dans un communiqué, l'IRU précise que, "compte tenu du fait que 85% des fonds alloués aux projets prioritaires du RTE-T sont actuellement destinés au seul secteur du rail, alors que la part du marché ferroviaire pour le fret représente moins de 10% en termes de volume, l’IRU, dont les membres assurent la distribution intracommunautaire des marchandises à plus de 75% en volume et plus de 90% en valeur, se serait attendue à ce que le Conseil évite une discussion faussée et partiale en invitant également l’industrie des transports routiers à participer, de façon équilibrée, à cet échange".
Le délégué général de l’IRU auprès de l’UE, Michael Nielsen, explique : « Pour l’IRU, le transport ferroviaire, représenté par la CER, ne constitue qu’une infime fraction de l’ensemble des transports de marchandises et du commerce communautaire et ne peut fournir à lui seul toutes les informations nécessaires à une discussion équilibrée et fructueuse qui permettrait au Conseil de se prononcer de façon avisée sur le RTE qui sera au centre du débat. »
En effet, les membres de l’IRU présents dans l’UE contestent fortement et avec persistance la politique anti-transport routier qui prévaut depuis longtemps dans l’UE, ainsi que la répartition déséquilibrée des fonds communautaires par le biais des budgets du RTE-T.
Le président de l’IRU, Janusz Lacny, ajoute : « Pour l’IRU, il est temps de mettre fin au mécanisme d’approbation des budgets du RTE, qui sont décidés sans écouter les propositions constructives de l’industrie des transports routiers, ni même entreprendre d’analyse coûts-bénéfices pour déterminer de manière probante où ces fonds devraient être investis en priorité. »
Au lieu de cela, comme le demandent l’IRU et surtout les citoyens européens eux-mêmes, tout budget de transport, y compris les fonds du RTE, devrait servir en priorité à éradiquer les énormes problèmes de congestion dus au manque d’infrastructures routières qui pénalisent tout le monde - l’investissement dans les routes n’ayant jamais été proportionnel à la demande économique ni à la croissance des transports routiers qui en résulte.