Equipementiers Poids Lourd : la crise fait des dégâts !

Publié le par herve.rebillon@free.fr

Petits ou grands, les équipementiers de poids lourds subissent de plein fouet la crise financière actuelle. Et peut-être plus les petits ... Sarr qui fabrique des pièces de signalisation pour les poids lourds en sait quelque chose. Sa production a baissé de 30%.

Cette petite entreprise basée dans la Sarthe connaissait déjà une crise, celle des taux d'usure. Les poids lourds et les engins agricoles ne sont plus ce qu'ils étaient : ils ont tellement évolué que le marché « du rechange des pièces vit une constante diminution depuis des années ». Europe oblige, la société a profité du renouvellement du parc poids lourds. Mais parallèlement, le prix du gasoil a augmenté. « On ne l'avait pas prévu. On a vu des faillites importantes chez les sociétés de transport. On a vu aussi le renouvellement du parc modifié en raison de l'augmentation du carburant. »

Société fondée à la fin des années quarante, Sarr emploie aujourd'hui quelque soixante-dix personnes, réparties sur trois unités dans la zone du Panorama. Parmi les 3 000 clients de l'entreprise, Man, Volvo, Scania ou encore Claas, Case et New Holland pour les engins agricoles. Son chiffre d'affaires : dix millions d'euros.

Comme tous les équipementiers automobiles, Sarr se trouve affecté par le ralentissement économique. « En ce qui concerne la fabrication, nous sommes aujourd'hui à moins 30 % de la production depuis septembre », signale le directeur général Philippe Charton. Une des machines ne fonctionne pas deux jours par semaine et la société constate chez ses clients des dépôts de bilan, des retards de paiement et des commandes repoussées.

Alors Sarr se tourne vers l'export et cherche d'autres activités, comme le véhicule utilitaire léger. « Cette activité va compenser en partie la perte du marché sur les poids lourds ou les machines agricoles », espère le directeur. Pour autant, il est possible que des jours de congés soient imposés aux salariés d'ici à la fin de l'année. « Nous y pensons, mais rien n'a été décidé. » « Nous n'avons pas de visibilité. On revient sur un flux hyper tendu. Il faut s'adapter chaque jour aux commandes qui tombent. »

Revue de presse : Ouest France

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article