chaque semaine, l'édito signé par une personnalité du monde du Transport

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L'Edito
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De quels chiffres nous parle-t-on ?

Depuis quelques temps déjà, les média nous inondent de chiffres en tout genre, crise oblige ! Le transport routier n'est pas en reste ... Et ces dernières semaines, c'est une pluie de chiffres qui s'est abbattue sur le secteur. Et certains organismes et groupes de la planète Transport  ne se sont pas gênés et n'ont pas hésité à utiliser  "à bon escient" l'outil communication. La FNTR nous annonçait une hausse de 82% des dépôts de bilan des entreprises de transport sur les 9 premiers mois de l'année. Dentressangle communiquait sur une croissance de son activité de 81% ! Autant dire que l'on fait dans les extrêmes ... Mais à vrai dire, n'utilise-t-on pas à toutes les sauces les chiffres, ce qui devient une habitude en période de crise. La FNTR se cache bien de dire qu'elle puise son 82% de défaillance dans un créno large d'entreprises dans le Transport. Les codes APE utilisés par la fédération engloberaient des entreprises de transport, l'affrêtement et l'organisation de transports internationaux. Si l'on prend en compte que les entreprises de transport routier de marchandise (les anciens codes 602L pour le Transport de proximité et 602M pour le Transport interurbain), le chiffre de la hausse des défaillances d'entreprises serait alors ramené à près de 50% ! Pour Dentressangle, là encore il faut là encore lire entre les lignes ... Le groupe dégage une telle croissance (81%) après avoir intégré l'entreprise Christian Salvesen. Le communiqué de presse le rappelle. Car la réalité est autre. Le groupe a revu à la baisse ses prévisions. La bourse ne s'est pas d'ailleurs trompé en fin de semaine dernière. Sur la fin de l'année 2008, le Groupe anticipe une dégradation de l'activité économique "qui ne manquera pas de peser sur la performance annuelle". Par ailleurs, Dentressangle annonce la cession de quatre entrepôts. L’opération permettra toutefois de dégager un profit de cession net avant impôt de 20 millions d’euros. Tout ne va pas si bien dans le meilleur des mondes.
 
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