Transport maritime : bientôt le naufrage ? une dépression, selon le Figaro
photo Hervé Rébillon"Pas encore de naufrage, juste une dépression" titre le journal. Transporteurs maritimes et armateurs veulent rester optimistes malgré la baisse des échanges enregistrée à l'échelle de la planète. Le transport, qui sort de plusieurs années de croissance vertigineuse voire irrationnelle, a encore de la marge sous le pied. Il réagit d'ailleurs assez diversement à la crise économique.
Le transport de vrac est le plus affecté. Le marché qui avait spéculé sur des taux de fret à la hausse et un maintien des volumes à transporter connaît un réveil douloureux. Le tarif des vraquiers est passé en six mois de 230 000 dollars par jour à 12 000 dollars. Une baisse de 95%. «La situation depuis deux ou trois ans était déraisonnable, explique Anne-Sophie Avé, délégué général d'Armateurs de France. Nous sommes finalement revenus aux niveaux de 2002-2003.» Les armateurs ont commandé 3 600 navires vraquiers dans le monde. Il va falloir maintenant les faire naviguer alors que 7 350 navires sont aujourd'hui déjà en service. Certaines entreprises ont préféré annuler leurs commandes tandis que d'autres ont décidé de les maintenir en pariant sur un retournement de la conjoncture.
Les transporteurs de conteneurs sont ceux qui s'en sortent le mieux. À condition de ne pas exploiter des lignes entre l'Asie et l'Europe ou les États-Unis, leur cœur de métier. Les taux de croissance ont en effet chuté sur ces lignes sans que l'on parle pour autant de crise. Les transporteurs affichent encore une croissance de 3 à 4% bien que le transport d'un conteneur de 20 pieds entre la Chine et l'Europe soit passé de 1 400 dollars en début d'année à 1 100 dollars aujourd'hui.
Revue de presse : Le Figaro