Après les constructeurs automobile, les équipementiers ferment ! et les camions restent dans la cour ...
Et Michelin n'est pas le seul. Continental s'apprêterait à annoncer une fermeture en 2009 de son site de Clairoix (Oise), qui emploie environ 1.200 personnes. Mais rebondissement pour Goodyear qui avait prévu des licenciements. Le tribunal de Nanterre a interdit hier à l'équipementier d'engager les plans sociaux prévus sur ses deux sites d'Amiens qui prévoyaient 460 suppressions d'emplois au total. Les procédures légales n'ont pas été respectées, selon le tribunal.

Autre équipementier, autre région : Key Plastics, en cessation de paiement depuis le 13 novembre, a été placé en redressement judiciaire hier après-midi par le tribunal de commerce d'Alençon, avec une période d'observation de 6 mois. L'entreprise envisagerait de licencier 300 salariés sur 879 (trois usines en France et une en Slovaquie). Le site de Bellême, où se tient le siège social, serait épargné. L'équipementier pour l'aéronautique et l'automobile Mecachrome qui emploie plus de mille personnes en Indre-et-Loire et dans le Cher est en panne de liquidités et serait sur le point d'être ne cessation de paiement. Et souvent c'est l'effet boule de neige : la direction de la MPAP, à Ploërmel, a annoncé une période de chômage partiel en décembre. L'équipementier du groupe Trêves, qui travaille à 80% pour PSA Rennes, fait les frais de la fermeture de l'usine en décembre.
Les premiers touchés par ces fermetures sont les transporteurs sous-traitants. Ces baisses et arrêts de production sont autant de trafic camions stoppés. On estime le trafic journalier à 900 camions dans les usines de production automobile et à 700 camions dans les usines de production des équipementiers. Soit environ 1 200 transporteurs touchés. Certains, peu, ont réussi à se replier sur d'autres trafics comme le frigo, les obligeant à investir dans du nouveau matériel roulant.