Pollutec : Renault Trucks lance le débat sur « des camions plus gros en ville »
A l'occasion du salon Pollutec de Lyon, Stefano Chmielewski, Président de Renault Trucks, avait réuni la semaine dernière autour d'une table ronde les différentes parties prenantes du transport urbain de marchandises.
"Des camions plus gros en ville : provocation ou solution efficace pour notre environnement ?" était la question dont ont débattu Jean-Claude Desseigne, Vice-Président du Grand Lyon, François Bertreau, Président du directoire du Groupe Norbert Dentressangle, Yves Crozet, Directeur du Laboratoire d'économie des transports et Stefano Chmielewski, Président de Renault Trucks.
Partant du constat selon lequel le camion est au transport de marchandises ce que le bus est au transport de personnes, les acteurs de ce débat ont rappelé toute la légitimité des marchandises, et donc des camions à être en ville. Mais face à la « concurrence » pour le partage de la voierie, l'enjeu des collectivités sera de lui réserver l'espace dont il a besoin et sans doute de se doter d'outils nouveaux pour organiser la chaîne logistique complexe des livraisons.
Il faudra alors s'orienter vers une optimisation des flux qui loin d'être néfaste à l'environnement lui est particulièrement favorable en ville. Un exemple ? Utiliser un camion de moyen tonnage au lieu de douze véhicules utilitaires permet de diviser la surface occupée au sol par les camions par trois, de diviser le bruit par six, de diviser les émissions de CO2 et de polluants par quatre et de diviser par la consommation d'énergie par trois et demi. Performance économique et performance environnementale ne s'opposent pas et les transporteurs font bénéficier leurs clients des gains qu'ils obtiennent en offrant des temps et des coûts réduits par cet effort d'optimisation (ou massification) et par tout progrès technique sur les véhicules en termes d'économie de carburant..
S'il n'est pas raisonnable d'attendre la solution miracle pour agir, il est possible dès aujourd'hui de mettre en place de nouvelles formes de combinaison des énergies et technologies pour des gains environnementaux rapides : il s'agit de mettre le bon camion au bon endroit avec la meilleure énergie possible. Pour aller des hubs intermodaux aux plates-formes de dégroupage. En périphérie des villes, les tracteurs avec semi-remorques fonctionnant au gazole sont irremplaçables. Pour livrer en ville, les véhicules de moyen tonnage (12 à 26 tonnes) peuvent être propulsés soit au gaz naturel, offre déjà commercialisée, soit par une motorisation hybride qui combine moteur thermique et moteur électrique. L'expérimentation actuellement en cours d'une benne à ordures ménagères Renault Premium Hybrys Tech avec SITA sur le territoire du Grand Lyon laisse espérer une baisse des émissions de CO2 de l'ordre de 30 %. Enfin, Renault Trucks a présenté à Pollutec un concept Maxity électrique, vrai petit camion "zéro émission" qui pourra assurer les livraisons là où la configuration des centres-villes ne permet l'accès des moyens tonnages.
Source : Renault trucks
"Des camions plus gros en ville : provocation ou solution efficace pour notre environnement ?" était la question dont ont débattu Jean-Claude Desseigne, Vice-Président du Grand Lyon, François Bertreau, Président du directoire du Groupe Norbert Dentressangle, Yves Crozet, Directeur du Laboratoire d'économie des transports et Stefano Chmielewski, Président de Renault Trucks.Partant du constat selon lequel le camion est au transport de marchandises ce que le bus est au transport de personnes, les acteurs de ce débat ont rappelé toute la légitimité des marchandises, et donc des camions à être en ville. Mais face à la « concurrence » pour le partage de la voierie, l'enjeu des collectivités sera de lui réserver l'espace dont il a besoin et sans doute de se doter d'outils nouveaux pour organiser la chaîne logistique complexe des livraisons.
Il faudra alors s'orienter vers une optimisation des flux qui loin d'être néfaste à l'environnement lui est particulièrement favorable en ville. Un exemple ? Utiliser un camion de moyen tonnage au lieu de douze véhicules utilitaires permet de diviser la surface occupée au sol par les camions par trois, de diviser le bruit par six, de diviser les émissions de CO2 et de polluants par quatre et de diviser par la consommation d'énergie par trois et demi. Performance économique et performance environnementale ne s'opposent pas et les transporteurs font bénéficier leurs clients des gains qu'ils obtiennent en offrant des temps et des coûts réduits par cet effort d'optimisation (ou massification) et par tout progrès technique sur les véhicules en termes d'économie de carburant..
S'il n'est pas raisonnable d'attendre la solution miracle pour agir, il est possible dès aujourd'hui de mettre en place de nouvelles formes de combinaison des énergies et technologies pour des gains environnementaux rapides : il s'agit de mettre le bon camion au bon endroit avec la meilleure énergie possible. Pour aller des hubs intermodaux aux plates-formes de dégroupage. En périphérie des villes, les tracteurs avec semi-remorques fonctionnant au gazole sont irremplaçables. Pour livrer en ville, les véhicules de moyen tonnage (12 à 26 tonnes) peuvent être propulsés soit au gaz naturel, offre déjà commercialisée, soit par une motorisation hybride qui combine moteur thermique et moteur électrique. L'expérimentation actuellement en cours d'une benne à ordures ménagères Renault Premium Hybrys Tech avec SITA sur le territoire du Grand Lyon laisse espérer une baisse des émissions de CO2 de l'ordre de 30 %. Enfin, Renault Trucks a présenté à Pollutec un concept Maxity électrique, vrai petit camion "zéro émission" qui pourra assurer les livraisons là où la configuration des centres-villes ne permet l'accès des moyens tonnages.
Source : Renault trucks
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