Fret routier : 1 800 entreprises de transport en faillite en 2008, selon la CFDT

Publié le par herve.rebillon@free.fr

L'Union fédérale route CFDT s'inquiète des difficultés du fret routier, en estimant que 1.700 à 1.800 des 40.000 entreprises du secteur en France auront fait faillite en 2008, et en prévoyant une dégradation de la situation en janvier 2009. La CFDT annonce par ailleurs des suppressions d'emploi chez Dentressangle.


"A la fin décembre 1.700 à 1.800 des 40.000 entreprises auront fait faillite, dans un secteur où 85% des sociétés sont des très petites entreprises"
, estime Maxime Dumont, secrétaire général de l'Union fédérale route CFDT. "C'est beaucoup plus que la moyenne annuelle -proche de 500 faillites- dans un secteur qui emploie 450.000 salariés" a précisé le syndicaliste.

La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) avait évoqué début décembre la possibilité de 2.055 faillites sur les onze premiers mois de 2008, en réclamant des allègements de charges sociales. Selon Maxime Dumont, ce chiffre "a été exagéré pour peser sur les négociations annuelles obligatoires dans la branche", qui débutent demain mercredi. "Quand l'activité chute, les transporteurs mettent les salariés en RTT ou en congés payés, puis en formation ou au chômage partiel, mais ils se rendent vite compte des limites de cette parade, car ils ont signé des accords de garantie annuelle de rémunération" a expliqué M. Dumont.

Les difficultés vont ensuite "s'aggraver à la fin janvier", car "les entreprises vident leurs stocks en début d'année", a ajouté André Milan, secrétaire général de la fédération des transports et de l'équipement CFDT. Selon la CFDT, les comités d'entreprise ont été informés de la suppression de 450 emplois chez Norbert Dentressangle, 254 chez STLR Roges, 250 chez Serta, 58 chez Transexpress, tandis que Géodis "a licencié les intérimaires" et que dans l'automobile, Trial, Cosevallon et Gefco, "commencent à mettre les salariés en chômage partiel". Pour André Milan, la solution consiste à "sécuriser les parcours professionnels" par la formation ou l'annualisation du temps de travail et à lutter contre la précarité afin d'éviter que "l'activité des salariés se limite à une courte période, entre 25 et 50 ans".

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