SNCF : «L'avenir du fret passe peut-être par des filiales» selon Guillaume Pépy, le président de la SNCF

Publié le par herve.rebillon@free.fr

Invité d'un matin HEC-Challenges, Guillaume Pépy a dressé la semaine dernière le bilan d'une année pleine de risques : grèves à répétition, crise du fret et choix des grands chantiers pour la relance économique. Seul le TGV, en bonne santé, continue à soutenir la croissance de l'entreprise. "Pour le secteur transport et logistique, cette crise est très forte" a estimé le dirigeant de la SNCF.

Sous la menace d'une grève, la SNCF a revu ses objectifs pour la nouvelle organisation du travail des conducteurs de fret et du coup les syndicats ont renoncé au mouvement. Une mauvaise chose pour Guillaume Pépy : "les cheminots ont refusé cette réforme en mai, puis en décembre. Je me demande maintenant si cette réforme est faisable en interne et s'il ne va pas falloir développer le fret ferroviaire par des filiales et des partenariats".

Quand on lui demande comment sauver le fret, le président répond : "le discours est proferroviaire, pas les actes. En Europe, 85% du transport de marchandises est assuré par camion. La Suisse, elle, a interdit le transit des camions sur son territoire et a fortement taxé la route. Il faut accepter que les coûts soient plus élevés : quand un hypermarché affichera que le pack d'eau est 8 centimes plus cher parce qu'il a été transporté par train et pas par camion, les choses auront changé".

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