Eurostyle en procédure de cession

Des actionnaires défaillants, des grands donneurs d'ordre qui délocalisent leur production hors de l'Hexagone, des banques qui refusent des financements au moment critique et des périodes de chômage partiel : Eurostyle résume à lui seul les difficultés qui frappent aujourd'hui la quasi-totalité des équipementiers automobiles français.
En redressement judiciaire depuis octobre, l'injecteur de pièces plastiques qui travaille principalement pour Renault et PSA fait l'objet d'une procédure de cession. Le tribunal d'Evry a fixé à demain la remise des offres de reprise.
Contrairement à d'autres sociétés du même métier, l'entreprise de 1.030 salariés spécialisée dans l'injection de pièces plastiques (panneaux et encadrements de portière, éléments de coffre...) a pourtant un carnet de commandes rempli jusqu'en 2012-2013 avec une croissance organique liée à de nouveaux modèles pour Renault, Peugeot ou Citroën, ainsi que pour Renault Trucks.
En tout cas, même si l'entreprise perd beaucoup d'argent, « une liquidation est hors de question », avance François-Xavier Lemasson, directeur général d'Eurostyle.