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Routiers pris en otage

Comment expliquer que des milliers de routiers aient été bloqués sans qu'aucune aide ne leur ait été apportée par la société d'autoroute ou par les autorités ? Peut-on parler de non assistance à personne en danger ? Sans aller jusque là, les professionnels de la route ont le droit de se poser des questions ou plutôt de poser la question aux autorités. La FNTR et l'Unostra ne s'en sont pas privés. Elles parlent de conducteurs « pris en otage » et d'un manque d'anticipation des pouvoirs publics alors que le mauvais temps et ses conséquences sur la circulation étaient prévus et annoncés depuis plusieurs jours déjà ». Les sociétés d'autoroute, en l'occurrence l'ASF, jettent la pierre aux transporteurs qui, selon elles, étaient au courant de l'arrivée de la neige. Se posant les questions : pourquoi les transporteurs n'ont pas modifié l'itinéraire de leurs camions ? Un salage adequate aurait-il suffi ? Probablement pas. Une autre question se pose : le prix d'un péage englobe-t-il un service d'assistance en cas de mauvais temps ? Et à partir de quand peut-on parler de mauvais temps ? Car il est fort de constater que les tarifs des péages ne cessent d'augmenter (+ 25% entre 2005 et 2008). L'usager qu'est le conducteur routier est en droit aussi de recevoir les services payés. La FNTR estime pour sa part que le manque de parkings de stockage n'a pas arrangé la situation. Mais les sociétés d'autoroute doivent-elles pour autant envisager de construire de véritables parkings d'accueil pour le stockage des poids lourds avec restauration et autres services ? Doivent-elle investir dans une infrastructure qui ne servira (ou pas) que quelques jours dans l'année ? Quoiqu'il en soit, un geste dit commercial serait le bienvenu de la part des autoroutes du sud de la France pour apaiser la colère des transporteurs. Dans cette histoire, on peut regretter surtout le manque d'assistance car on le sait, concernant l'état des autoroutes, il est difficile de dégager les chaussées, lesquelles sont elles-mêmes occupées par des véhicules. En l'occurrence, ils étaient des centaines de poids lourds en file indienne. Seule compensation obtenue par les fédérations patronales : les dérogations de rouler hier dimanche notamment dans les Bouches-du-Rhône pour compenser le manque à gagner de l'immobilisation des camions. Mais l'hiver n'est qu'à son tout début ...

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L
Bonjour Hervé,<br /> j'étais sur place au volant d'un PL au KM 211 à Cavaillon. Il faut rétablir la vérité : Les prévisions météo étaient fiables, les moyens des ASF trop importants, avec des entreprises privées qui auraient pu dégager le réseau secondaire (mais encombré de VL), les rations ont été servies à 17h30 mais pourquoi les ASF n'en disposent pas (la croix rouge était bloqué sur N7 ou réquisitionné dans les centres), toutes les infos remontaient au Préfet, mais rien de redescendait. Surtout, la colère de découvrir après 24 h d'attente que les 15 cm de neige des voies de gauche et médiane ont été renvoyées sur nos camions (soit un mur de 40 cm a franchir) sans moyen pour pelleter, ni aide de l'Unimog sur notre disctrict. A Coudoux, il manquait des portes de fermeture automatisée et des moyens supp à cet endroit stratégique mais entre Escota et Asf que c'est il passé à Lançon ?.
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