TLF : " le gouvernement alourdit la note : pas d'aides, mais des charges pour le Transport " selon philippe Grillot, son président

Publié le par herve.rebillon@free.fr



Lors d'une conférence de presse ce matin à Paris, TLF n'a pas caché son inquiétude : " il y a d'évidence deux poids deux mesures dans le traitement de la crise " a souligné philippe Grillot, son président. Non seulement le transport et la logistique n'ont bénéficié d'aucune aide de l'état, à la différence des banques, de l'automobile, ou du logement, mais il se voit imposer de nouvelles charges : "  On nous donne des chaussures aux semelles de plomb avec lesquelles il est difficile de courir un 100 mètres " résume le président de TLF qui ajoute : " Pourtant le pire est à venir : au vu des bilans médiocres et de la frilosité des banques, on devrait assiter rapidement à des demandes de mesures de sauvegarde de plus en plus nombreuses de la part des transporteurs auprès des tribunaux ".

Pour aider les entreprises, TLF a mis en place une comission afin de rallonger les délais de règlement des crédits. Par ailleurs, TLF devrait participer dans chaque région à des réunions de travail rassemblant le médiateur du crédit, les banques et les représentants des transporteurs.

Dans ce contexte de ralentissement économique, TLF suggère au gouvernement  cinq mesures à prendre d'urgence  en faveur des métiers du transport, pivot de l'économie nationale :

- Une accélération du remboursement partiel de la TIPP, qui deviendrait trimestriel plutôt que semestriel
- Un échelonnement significatif du paiement des dettes fiscales et sociales
- La baisse de 20% des péages autoroutiers pour les véhicules propres
- La mise en place de dispositifs incitatifs pour l'acquisition de véhicules Euro 5, moins consommateurs, à l'instar des mesures déjà existantes en Allemagne (prime de 5000 euros) et en Italmie
- L'exonération totale de la taxe professionelle pour les engins mobiles
- La création d'une cellule dédiée aux activités de transport et de logistique dépendant directement du médiateur du crédit, René Ricol, nommé par le Président de la République

Cependant, Philippe Grillot se montre optimiste à moyen terme : " Nous devrions assister à une sortie de crise dès le mois de juin " tandis que les économistes tablent sur fin 2009, début 2010.
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article