Côte d'Azur : les pirates du gazole exaspèrent les routiers
«C'est devenu un harcèlement ! Le pillage devient de plus en plus systématique. Cela va nous conduire à la ruine» protestent les transporteurs routiers de la Côte d'Azur, victimes des siphonnages des réservoirs de leurs camions.


Ce genre de vol aurait augmenté de près de 200 % en l'espace de quelques mois. Les pirates de l'or noir s'attaquent de plus en plus souvent aux semi-remorques aux alentours de la frontière. Ou bien qui reviennent vers leur base, entre Vintimille et Saint-Raphaël.
Des bandes organisées, très bien informées et outillées, orchestrent le siphonnage systématique des réservoirs de poids lourds en opérant de nuit et avec une relative discrétion. Ils commencent par briser ou percer à coups de pioche les bouchons des réservoirs de leurs cibles. Puis ils recourent à des pompes électriques vendues dans le commerce pour aspirer en un temps record des centaines de litres de gazole. Ce précieux butin part dans des cuves entreposées sur un camion pirate venu se stationner juste à côté de sa « proie ». La cargaison disparaît alors en douce.
Policiers et gendarmes, tant du côté français qu'italien, ne cachent pas leur perplexité. Pour l'instant, ils ne sont pas encore parvenus à localiser précisément les points de chute et de revente des carburants ainsi envolés. Au parquet de Nice, on indique que le rythme des plaintes pour vols et grivèlerie d'essence atteint désormais une dizaine par semaine. Ce fléau devient très préoccupant pour des sociétés de transport dénonçant jusqu'à près de 10 000 € de préjudice par an.
Gianni, un routier italien de Milan, explique comment, sur une aire de repos autoroutière, il a assisté, impuissant, au délestage de plus de 600 l de son camion. « Un bruit anormal, raconte-t-il, m'a réveillé dans ma cabine. Trois types masqués avec des foulards actionnaient une pompe à partir d'un camion à côté du mien. Je n'ai rien pu faire, ils devenaient menaçants. Le seul endroit où l'on est à peu près à l'abri, c'est le parking des poids lourds de Vintimille. Là au moins, on est nombreux et on peut encore se faire respecter. » La description des commandos intervenant sur les aires de repos autoroutières et l'accent des pillards font penser à des ressortissants des pays de l'Est.
Revue de presse : Le Parisien
Gianni, un routier italien de Milan, explique comment, sur une aire de repos autoroutière, il a assisté, impuissant, au délestage de plus de 600 l de son camion. « Un bruit anormal, raconte-t-il, m'a réveillé dans ma cabine. Trois types masqués avec des foulards actionnaient une pompe à partir d'un camion à côté du mien. Je n'ai rien pu faire, ils devenaient menaçants. Le seul endroit où l'on est à peu près à l'abri, c'est le parking des poids lourds de Vintimille. Là au moins, on est nombreux et on peut encore se faire respecter. » La description des commandos intervenant sur les aires de repos autoroutières et l'accent des pillards font penser à des ressortissants des pays de l'Est.
Revue de presse : Le Parisien
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