Fret SNCF : grève ou pas grève ?
Rompant avec la tradition des relations sociales au sein de l'entreprise, le PDG a décidé de mettre les syndicats face à leurs responsabilités en prévenant que si la négociation n'aboutissait pas au fret, il retirerait le projet de réforme. Le communiqué commun des fédérations diffusé vendredi jugeait les mesures « très largement insuffisantes » et maintenait la menace de grève.

Aux syndicats désormais de relancer le débat. Choisiront-ils de négocier pour permettre un développement du fret au sein de l'entreprise SNCF, ou préféreront-ils rester sur leurs positions, au risque de voir se développer le fret chez les concurrents ou dans les filiales de droit privé de la SNCF ? Le communiqué commun des fédérations diffusé vendredi jugeait les mesures « très largement insuffisantes » et maintenait la menace de grève : « Sans proposition allant dans le sens des revendications des cheminots, la direction porterait la responsabilité d'un conflit majeur dans l'entreprise. » « Le président a simplement obtenu un sursis », justifiait vendredi un syndicaliste. 
L'initiative de Guillaume Pepy pourrait néanmoins faire sortir du bois quelques fédérations. « Certaines propositions, telles que la garantie des parcours professionnels des conducteurs ou l'attribution de 48 dimanches en jours de repos contre 40 dans le projet initial peuvent servir de bases de négociations », indique Bruno Duchemin, secrétaire général de la FGAAC, deuxième syndicat représenté chez les conducteurs. Reste à savoir comment se positionnera la CGT, premier syndicat de l'entreprise et premier chez les conducteurs.
Publicité